la vie ecs : la spécificité vitale

Publié le par Phil

Les explications physico-chimiques de la vie

Une attitude consiste à réduire la vie à une caractéristique de processus dits inorganiques spéciaux correspond l’ensemble des théories physico-chimiques de la vie. Les représentants d’une telle manière de voir un îlot vital dans la totalité constituée par un univers où s’enchaînent mécaniquement les phénomènes.

Ils mettent l’accent, par exemple, sur les indéniables analogies rapprochant le fonctionnement vital du jeu des consécutions inorganiques. A l’instar des cartésiens, on parlera légitimement de la pompe cardiaque ou du filtre rénal; on ne sera pas moins fondé à parler de l’élasticité du tissu artériel ou pulmonaire et de la mécanique des leviers osseux.

L’analyse des processus organiques aboutit à une collection de phénomènes physico-chimiques souvent reproductibles in vitro. Ainsi les lois de la chimie rendent compte de la saponification des graisses comme de la dislocation de la molécule d’albumine lors de la digestion. Autre exemple : les lois physiques de tension superficielle expliquent non seulement la filtration glomérulaire mais encore les phénomènes plus complexes de réabsorption tubulaire au cours de l’excrétion rénale.

Autant des raisons conduisant à conclure que les phénomènes vitaux ainsi analysables ne sauraient constituer au milieu de l’univers matériel « un empire dans un empire ».

 

Les explications vitalistes

Le vitalisme au contraire pose la radicale spécificités des phénomènes vitaux par rapport aux processus

 

inorganiques, même s’il ne s’agit pas pour lui de

chercher à définir cette spécificité.

L’attitude qui consisterait à attribuer aux fonctions organiques une source spirituelle se traduisant par l’assimilation possible de l’activité biologique à un travail mental peut sans doute être un aboutissement du vitalisme même si elle en déborde le principe se résumant au refus de l’organique à une pure et simple combinaison d’éléments inorganiques.

La position de cette irréductibilité constitue la thèse fondamentale maintenue à travers toutes les concessions que le vitalisme peut paraître accorder au mécanisme, concessions inspirées par le désir d’estomper ce que la thèse vitaliste peut sembler offrir de paradoxal.

 

Vitalisme intransigeant et vitalisme atténué

Sous sa forme intransigeante, le vitalisme tel qu’il se présente chez les maîtres de l’école de Montpellier ( Barthez et Bordeu par exemple) attribue à la vie le pouvoir de troubler les lois normales du monde mécanique. Elle bouleverserait d’après les phénomènes de pesanteur, modifierait le trajet des rayons lumineus, fausseraient les réactions chimiques.

 

Caractère artificiel de ces atténuations

Une activité organisée, si elle ne s’explique pas à partir de l’enchaînement mécanique des phénomènes doit trouver sa raison autre part.

 

 

La discussion entre vitalistes et mécanistes

Les mécanistes parvenant difficilement à faire sortir des lois de la matière, la forme revêtue par de telles lois glissera vers des abandon partiels qui constituent autant de renonciations à l’essence même de leur doctrine.

Les vitalistes cherchent en vain à définir de la seule manière tenue jusqu’ici pour scientifiquement valable, i. e. en termes empruntés aux constructions physico-chimiques, le principe qu’ils invoquent pour rendre compte de la vie, ou bien renonceront systématiquement à toute explication d’une spécificité pourtant constatée, ou bien proposeront une solution qu’ils auront commencé par exclure implicitement eux-mêmes du

champ de l’explication scientifique légitime.

Autant d’analyses générales qu’une analyse plus précise permettra de contrôler.

 

Points faibles du mécanisme

L’interprétation douteuse des faits invoqués

Les glissements des thèses mécanistes vers le vitalisme

 

Les arguments du mécanisme

Il serait évidemment vain de nier la valeur des expériences qui viennent d’être relatées comme il serait vain de méconnaître l’importance des conclusions qui ont été tirées.

 

Difficulté de tirer une conclusion de cette discussion

Quoiqu’il en soit, telle est au moins jusqu’ici la manière dont paraît se présenter la discussion entre les tenants des thèses opposées, et il est bien évident que, d’après les précédentes analyse, aucune conclusion décisive ne saurait s’en dégager.

La conception bergsonienne, son originalité, son imperfection

Vie et finalité

 

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