L’opinion fait-elle obstacle à la science ?
L’opinion fait-elle obstacle à la science ?
L’o est ce qui se met devant (étymologiquement, ce qui est jeté contre, terme militaire). Ce qui fait o à une chose est ce qui
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empêche la progression de cette c, la rend impossible, voire l’anéantit
-> pour avancer, il faut alors contourner l’o
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ce qui doit être surmonter pour permettre une progression, voire ce qui permet cette progression
-> pour avancer, il faut faire front à l’o, et pourquoi pas en faire un atout
Avoir une o, c’est émettre un jugement. La s aussi émet des jugements. La différence entre cx de l’o et ceux de la s consiste en ce que ces derniers sont fondés, validés, répondent à une exigence purement rationnelle, se conforment à une démarche spécifique. L’o ne s’encombre pas de tout cela : elle parle, mais ne fait pas très attention à ce qu’elle dit(cf. o publique)
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la s s’oppose à l’o…
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l’o se trompe : - elle ne répond pas aux exigences de scientificité. C’est là son essence, si elle le faisait, elle ne serait pas o mais s
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- se caractérise par le vague et l’imprécision, entraîne des considérations absurdes et infondées. Tout le contraire de la sc.
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la force de l’o : l’o se caractérise par une prégnance très forte. Il est difficile de changer d’o, alors qu’il est facile de reconnaître son erreur. Pourquoi ? Dans l’o, il y a un préjugé totalement anti-scientifique qui consiste à considérer le réel pour un évidence incontestable. L’o s’y tient et croit qu’il n’existe rien d’autre. Quand bien même elle découvrirait qqc derrière (cf. platonisme) ou inventerait un principe explicatif quelconque, elle le tiendrait pour vrai cf . l’astrologie (explication de tous les phénomènes terrestres par l’influence ds astres).
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à cette prégnance de l’o, il faut o la clarté de la R. La s s’est constituée en luttant contre cette tendance de l’esprit. Notion de Lumière : par la R, la s répand la précision, la non-contradiction, la transparence là où ne régnait que la confusion et l’obscurité de l’o. cf. vertu dormitive de l’opium ou apéritive de la serrure
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…mais pas comme l’eau s’op au feu : si on considère que la s est l’exact opposée de l’o, on se trompe et l’on empêche la s de se développer
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l’o comme o épistémologique. Selon l’ »épistémologue » Bachelard, l’esprit humain serait empétré dans des préjugés qui empêcheraient la construction d’une pensée véritablement scientifique. Ainsi il est difficile de concevoir que du fer flotte, c’est pourquoi, pendant longtemps, les bateaux ont été construits en bois. Or maintenant les bat. Sont en fer et pourtant, ils flottent !
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mais penser selon l’o, c’est déjà penser : o est différente d’un élan spontané.
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Voilà certainement prq il est si difficile de la combattre. En effet, il semble, pour reprendre l’ex précédant, couler de source que les bat. Ne seront jm construits en fer (pour un Grec antique, par ex). il faut une véritable rupture dans la pensée pour simplement penser que le corps de l’homme flotte (cf. archimède)
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connaître l’o pour mieux le contourner. C’est prq, B demande que l’on fasse subir à la s une véritable psychanalyse : il faut apprendre son histoire et comprendre prq elle a dit tant d’erreurs.
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La s ne pourrait-elle pas ê l’ o d’elle même et avoir à recourir à l’o ? (pour une épistémologie enfin moderne)
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scienta abscondita : la s est désormais tellement éloignée du sens commun que l’idéal de clarté qu’elle poursuivait au début n’est plus qu’un lointain souvenir cf. F. Balibar : « Dessine-moi un atome »
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le crible de l’o… : Cet état de fait constitue intrinsèquement un sérieux o à la s elle même. Il lui faut sans cesse se rendre « compréhensible », non seulement aux spécialistes (une découverte s met des années pour s’imposer au milieu s lui-même) mais aussi au profane (à l’ignorant), sinon elle risque de devenir un champ réservé à des spécialistes (cf. nécessité de « fçetes » de la s, attitude des grds s(de gennes, de duve, hawkings)
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…une nécessité pour la s : trouver de nouveaux bataillon de soldats. Il en va de la survie même de la s : si elle veut progresser, il lui faut trouver de nv cerveaux, et si elle veut en trouver, elle doit s’adresser à ceux qui ne savent pas.
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(cf. dissertation : « comment devient-on savant ? »)
N.B. : les présupposés cartésiens –éminemment discutables- de la position de B n’ont pas été explicités ici.
CCL : On saisit mieux l’enjeu du sujet. Si les philosophes ont bien saisi que la démocratie n’a pu voir jour que grâce à la s, le salut de la s se trouve dans la démocratie.
(cf . dissertation : Scientifiques et politiques ont-ils partie liée ?)