Y a-t-il des questions auxquelles aucune science ne répond ?
Y a-t-il des questions auxquelles aucune science ne répond ?
Cela semble évident : il existe une multitude de questions auxquelles aucune science ne répond. Il s’agit de questions métaphysiques ou religieuses (y a-t-il une vie après la mort ? Dieu existe-t-il ? Ai-je une âme qu’il m’appartient de sauver?...), mais également de questions qui portent sur l’objet même des sciences : qu’elle est la nature de la matière ? l’univers est-il infini ? en quoi les mathématiques disent-elles vrai ? y a-t-il un système axiomatique vrai ? Cependant allons plus loin dans l’analyse : si les sciences se posent des questions sur la nature de leur objet, il est à remarquer que ces dernières avancent en se rendant compte qu’elles ne répondaient pas de façon satisfaisante aux questions qu’elles s’étaient posées, ce qui n’est possible que si elle continuent à se poser des questions. Nous voyons ici le problème : la science répond à des questions, et nous avons tendance à renvoyer les questions auxquelles aucune science ne répond dans la catégorie des spéculations oiseuses et des questions qu’il faut éliminer ; or il serait faux de croire que les questions auxquelles les sciences répondent –les seules questions sérieuses, qu’il est légitime de se poser- ont trouvé une réponse ferme et définitive. Si bien qu’il faut se demander si les questions que l’on évacue du domaine scientifique parce qu’il semble simplement que l’on ne puisse y donner de réponse valable ne doivent pas être reprise en compte. Après tout la science s’est constituée parce que l’homme se posait des questions qui semblaient irrationnelles (puis-je voler comme un oiseau ? puis-je avoir un pouvoir assez grand pour terrasser mon ennemi d’un seul coup?) et l’on peut douter que la science trouve des réponses définitives aux questions qu’elle se pose elle-même.