Wittgenstein
WITTGENSTEIN
W n'a publié de son vivant que le Tractatus ainsi que l'article « Quelques remarques sur la forme logique ». Tout le reste, i. e. l'écrasante majorité de ses textes, a fait l'objet d'une publication posthume.
Toutes ses réflexions s'articulent autour du langage. Il serait pourtant très réducteur de ne voir en lui qu'un philosophe du langage au sens restreint du terme.
Le Tractatus
Le pensable et le dicible
Il est peut-être commode d'aborder le T en mettant l'accent sur son aspect kantien. En effet, W entreprend une « critique » de la pensée par le biais d'une « critique » du langage. Il s'agit pour lui, de tracer les frontières du pensable en délimitant les frontières du dicible.
Jeux de langage et forme de vie
Après le T, W donne à ses réflexions philosophiques une inflexion nouvelle qui va l'amener à changer sa méthode de manière assez contrastée. Son revirement peut se caractériser par la volonté de considérer la langue naturelle dans son fonctionnement.
Une philosophie descriptive : règles et grammaire
Dans sa seconde p, W donne au mot « grammaire »une extension bien plus large que n'a couramment ce terme. Ce mot désigne tantôt la manière ont on utilise les mots (c'est le cas, par ex, lorsqu'il étudie la grammaire de « savoir »), tantôt elle recouvre la totalité des règles d'un jeu de langage.
La philosophie
La p a une fonction essentiellement thérapeutique : elle doit traiter les problèmes comme on traite une maladie car « la philosophie
est la lutte contre l'ensorcellement de notre entendement par les moyens du langage » I P, I §109, c'est pourquoi elle doit être description.Cet ensorcellement du langage a pour ressort cette tendance de l’esprit à croire qu’il existe un élément commun à toutes es entités que l’on subsume couramment sous un terme général.
est la lutte contre l'ensorcellement de notre entendement par les moyens du langage » I P, I §109, c'est pourquoi elle doit être description.
Cet ensorcellement du langage a pour ressort cette tendance de l’esprit à croire qu’il existe un élément commun à toutes es entités que l’on subsume couramment sous un terme général.